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Maladies et ravageurs de l'olivier

 

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Amélioration de la nouaison

Pour améliorer la nouaison des olives, il est possible de pulvériser un fertilisant à base de bore, 15 jours avant la floraison et 15 jours après, sur toute la frondaison des arbres en production. Se reporter à l’étiquette du produit pour la dose d’application.
NB : ne pas mélanger le bore avec du diméthoate.

Les jeunes vergers

Les jeunes vergers ne sont pas soumis et sensibles aux même ravageurs qu’un arbre adulte en
production. Les dégâts de mouche, teigne, cochenille, oeil de paon sont « secondaires ». Les principaux nuisibles sur jeunes arbres sont les insectes provoquant des diminutions de surface foliaire indispensable à la photosynthèse et à la croissance des arbres, ainsi que les maladies des racines.
De plus, les quantités de bouillie sont à adapter à la taille des arbres et au volume de frondaison. Parmi ces insectes nuisibles, L’otiorrhynque est un coléoptère de la famille des charançons. C’est un insecte nocturne qui se nourrit du parenchyme des feuilles. Il provoque ainsi des échancrures caractéristiques sur le bord des limbes foliaires. Ce ravageur apparaît en mai et peut provoquer des dégâts jusqu’à fin octobre. Les larves vivant dans le sol ne sont pas dangereuses pour les racines des oliviers.
Une bande de glue de 15 cm de haut appliquée sur le tronc et les tuteurs des jeunes arbres est le
meilleur moyen de limiter l’impact de cet insecte.

Le pyrale du jasmin, ce papillon pond ses oeufs au niveau des bourgeons terminaux des rameaux. La chenille de couleur verte se nourrit du limbe des jeunes feuilles, en formant des agrégats de feuilles attaquées et de bourgeons secs.
Au delà du seuil de 10% de bourgeons attaqués dans un verger, un traitement insecticide est à envisagé :
- Karaté Zéon à 0,015 l/hl (dar 60 jours)
- Karaté Xpress à 0,03 kg/hl (dar 60 jours)

Documents et liens utiles

 

 

Phénomène d’alternance

Les recherches menées sur les possibilités de réduction du phénomène de l’alternance par l’emploi des régulateurs de croissance ont montré qu’on peut l’atténuer par des pulvérisations d’acide gibbérellique (AG3) au stade de repos végétatif en janvier.


La protection phytosanitaire

LA COCHENILLE NOIRE :

On peut supprimer les traitements insecticides dirigés contres la cochenille et les remplacer au printemps par des interventions à base de fongicides contre la fumagine. Une taille bien conduite peut réduire le niveau d’infestation.


LA MOUCHE DE L’OLIVIER :

La maîtrise de la méthode de piégeage et de l’introduction de traitements localisées ont permis de réduire le nombre d’interventions, la dose et la quantité des produits chimiques utilisés.


LA TUBERCULOSE DE L’OLIVIER :

Elle a fait l’objet d’une étude relative à sa dissémination dans le pays et à la sensibilité des clones et des variétés en collection. Les techniques de lutte sont désormais adoptées par les exploitations modernes.


LE PSYLLE DE L’OLIVIER :

Le cycle biologique du ravageur est décrit et on a pu mettre en évidence un blocage physiologique des pontes, ce qui limite le nombre des générations à 2 ou 3, alors qu’en Europe, il s’élève à 6. Le seuil de nuisance est déterminé à 10 larves par grappe florale.


L'ŒIL DE PAON: (Cycloconium oleaginum Castagne).

C'est un champignon parasite qui provoque sur les feuilles adultes l'apparition de taches brunes, jaunissant par la suite, ocellées, arrondies, très caractéristiques. Il s'en suit une chute prématurée des feuilles qui affaiblit 1'arbre. Quelquefois le mycélium se développe sur le pédoncule des fruits et les fait tomber.

Deux traitements en mars et en août, à la bouillie bordelaise à 3 % de sulfate de cuivre, et un en hiver viennent facilement à bout de l'œil de paon.


LE THRIPS DE L'OLIVIER:
(Liothrips oleoe Costa)

C'est un thysanoptère tubulifère qui passe le plus souvent inaperçu. Il s'attaque quelquefois aux jeunes fleurs et aux boutons non épanouis pique et fait avorter. Mais ses manifestations les plus importantes se révèlent sur les jeunes feuilles et les pousses terminales. Sous les piqûres de l'insecte les feuilles se courbent en forme de crosse, les pousses se déforment et s'arrêtent de croître. Les années de forte invasion, l'arbre prend un aspect rabougri et buissonnant.

L'emploi de pulvérisations aux bouillies sulfocalciques à 32 à 36° B, en été, donne d'excellents résultats contre ce parasite, ainsi que l'emploi des esthers phosphoriques.


LE NEIROUN (ou Scolyte de l'olivier):

(Phlaeotritus scaraboeoïdes Bern.).

 

C'est un coléoptère de la famille des scolytidés, qui creuse ses galeries dans l'aubier à la base des brindilles ou dans les charpentes provoquant 1 arrêt de la sève et la mort des branches attaquées. Il s'installe de préférence sur les arbres affaiblis. Ses dégâts, dus aussi bien à la larve qu'à l'adulte, sont surtout apparents au printemps par la sciure qui est rejetée sur l'écorce au niveau des loges de ponte. Il n'existe pas de traitement vraiment curatif. Il convient de tailler sévèrement les arbres atteints, de détruire immédiatement les bois de taille par le feu et d'apporter une bonne fumure azotée.


LA TEIGNE:
(Prays olellus)

C'est un micro-lépidoptère de la famille des tinéidés à trois générations annuelles. La Teigne passe l'hiver sous forme de chenilles invisibles à l'il nu, à l'intérieur des feuilles. Au printemps, peu avant la floraison, ces chenilles reprennent une vie active, se nourrissant quelques jours aux dépens du parenchyme, sortent et attaquent les bourgeons floraux et les jeunes pousses. Après s'être tissées un cocon, les chenilles se métamorphosent en papillons qui vont pondre sur les bouquets floraux non épanouis. Il en résulte une deuxième génération de chenilles qui dévorent les Feurs (coulure). La troisième génération s'attaque aux jeunes olives, pénétrant dans le noyau, dévorant l'amande et entraînant des chutes de fruits en aoûts septembre. La Teigne provoque régulièrement la perte, par coulure et chute de fruits, de 20 à 40 % de la récolte, bien que la pullulation de cet insecte soit freinée par l'Eupelmus urezonus Dalm., chalcidien hypers-parasite dont il a déjà été question au sujet du Dacus. Tous les élevages de Teigne effectués en France depuis plusieurs années par l'un de nous, aux Services Oléicoles, ont été régulièrement parasités par Eupelmus, souvent jusqu'à 50 et parfois jusqu'à 70 %.

Deux traitements très efficaces doivent êtres effectués contre la Teigne. Le premier, peu de temps avant la floraison, avec une bouillie à 1 % d'arséniate de plomb, insecticide que l'on peut utilement incorporer dans une bouillie bordelaise à 3 % afin de combattre en même temps le cycloconium (œil de paon).

Le deuxième, après la nouaison (juin), à l'époque du vol des papillons de deuxième génération, à l'aide d'une bouillie nicotinée mouillante contenant 3oo grammes de sulfate de nicotine pour 100 litres d'eau


Les techniques de récolte :

L'exploitation de la récolte mécanique dans les conditions actuelles de nos vergers n'a pas montré d'intérêt. La récolte manuelle des olives par l'utilisation de filets plastiques sous les arbres a permis une réduction de coût de 30 %.Cette technique est cependant peu adoptée ; le mode de récolte par gaulage reste, malheureusement largement employé.


Impact des acquis de la recherche sur le secteur :

Les techniques culturales et la protection phytosanitaire : l’ensemble de ces techniques doit être appliqué de façon intégrale car le manque d’un facteur peut être limitant pour les autres. Cependant on peut avancer que :

- L’augmentation de la densité de plantation de 100 arbres à 200 arbres/ha dans les zones bour favorable de 250 à 300 arbres/ha dans les zones irriguées peut doubler le rendement à l’ha

- La pratique des tailles de fructification et de renouvellement des charpentières permettra de contribuer à régulariser la production et de rajeunir les arbres qui sont atteints par la vieillesse dans 50 % de l’oliveraie nationale.

- L’application de la fumure minérale azotée pendant la période hivernale (décembre) permettra de régulariser la production.

- L’utilisation de filets plastiques sous les arbres à récolter permet de réduire 30% du coût global de la récolte.

 La lutte raisonnée contre les maladies et ravageurs de l’olivier peut contribuer à sauver la récolte pendante à des niveaux allant de 10 à 60 % selon la sévérité de l’attaque et selon l’année.


Phénomène d’alternance:

Les recherches menées sur les possibilités de réduction du phénomène de l’alternance par l’emploi des régulateurs de croissance ont montré qu’on peut l’atténuer par des pulvérisations d’acide gibbérellique (AG3) au stade de repos végétatif en janvier.

 

 

Cochenille & fumagine

 

Mouche de l'olivier

 

Psylle de l'olivier

 

L'oeil de paon

 

Neiroun ou scolyte

 

La teigne

 

Trips

 

Cantharide

 

Pyrale de l'olivier

 

Psylle florale

 

Otiorrhynque

 

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Dernière modification : 03 octobre 2009